Aucune accusation contre un chauffeur d’autobus qui textait en conduisant

Mercredi dernier, un chauffeur d’autobus de la ville de Toronto s’est fait prendre par un client qui l’a filmé, pendant qu’il conduisait son autobus et qu’il envoyait des sms en même temps.

La police a refusé de porter des accusations, parce que ce ne sont pas les policiers qui ont constaté l’effraction d’utiliser son cellulaire et conduire en même temps et que c’est interdit par la loi, alors que pour la société de transport de Toronto, elle préfère recevoir des plainte au lieu de voir les gens photographier où filmer à l’intérieur des autobus sous le prétexte de ne pas nuire au service a la clientèle, et pour éviter une chasse aux sorcières.

La décision de la police est tout de même étrange, considérant que souvent des criminels sont accusés, parce qu’ils ont été filmés par des caméras, sans que pour autant les policiers soient pas là pour voir l’effraction, mais elle préfère que la société de transport gère la plainte elle-même.

Pour ce qui en est de la société de transport, j’ai plus l’impression qu’elle craint d’avantage de voir ces photos et films se retrouver sur l’Internet, comme on a déjà eu l’occasion de voir à Montréal, avec les portes de métro qui ne fermaient complètement et ce qui va  leur donner finalement de la mauvaise publicité.

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A church refuses to give a food basket to a woman because she speaks english

I just read on one of my friends Facebook account, that a french church refused to give a Christmas food basket to a woman because she spoke english.

Apparently, the french church gave the woman, the phone number of an english church, where she  could get some help, but no one ever answered the phone. My friend was accusing Bill 101 for the situation, because the bill is there to make sure that french language is the dominant language in Quebec.

As far as I am concerned, it is almost impossible to know if it is really because of the bill 101 of for another reason. May be the woman who asked for the food basket wasn’t living in the parish, and if so, it is more understandable, on why the church refused to help her, the parish will want to help his parishners before helping people living in other parish.

And let’s not forget, that if it was really a matter of the bill 101, we would have heard about in all the english medias in Quebec, as well in the rest of Canada.

On fête l’armistice, mais que fait-on des vétérans?

Le gouvernement canadien adoptait en 1931, une loi faisant de la journée du 11 novembre, le «Jour du souvenir» visant à commémorer la mémoire des soldats qui ont fait le sacrifice ultime lors des différents conflits qui on eu lieux depuis le début du 20 ème siècle.

C’est facile de se souvenir de ceux qui n’ont pas eu la chance de vieillir, pour nous permettre de continuer à vivre dans une société dans laquelle nous vivons, mais a-t-on également une pensée pour les nombreux militaires qui à un moment donné de leur vie, sont devenus éclopés ou encore victimes du syndrome post-traumatique, à cause des situations dont ils ont été témoins, et qu’ils n’ont pu rien faire pour les prévenir.

Le travail incombe donc au Ministère des anciens combattants, de mettre des mesures pour leur venir en aide, on va, selon les cas, bourrer les soldats d’antidépresseurs et au besoin, ils seront probablement suivis par des psychiatres ou des psychologues.

Pour ce qui est du soutien financier, le gouvernement a décidé il y a quelques années, de changer la méthode de dédommagement pour les vétérans. Au début, les soldats touchaient une prestation mensuelle à vie et une prestation d’invalidité mensuelle, et le gouvernement conservateur a décidé qu’il remettait le dédommagement en un seul versement, ce qui a pour conséquence, que certains militaires flambent l’argent assez rapidement et se retrouvent rapidement devant rien.

Les vétérans auront alors peut être encore une fois l’impression, qu’ils ont été  abandonnés par l’armée, surtout s’ils ont été blessés au combat, parce que  souvent les militaires blessés reviennent seuls sur un vol commercial.

Certains vétérans et militaires se sentiront alors délaisser par l’armée et le gouvernement, et certains d’entre eux qui ne réussiront plus à combattre les vieux démons décideront alors d’en finir une fois pour toute.

Selon le journaliste Gilbert Lavoie du journal «Le Soleil», il fait état dans son livre «Blessures de guerre des camps nazis à l’Afghanistan» qu’il y a eu entre 2002 et 2009: 94 suicides au sein des membres des Forces armées canadiennes.

Pendant ce temps, alors que certains vétérans recherchent de l’aide du gouvernement pour améliorer leur sort, le Ministère des anciens combattants a décidé cette semaine de dépenser 5 millions aux cours des prochaines années, afin de permettre à certaine communauté d’ériger des monuments à la mémoire de ceux qui sont tombés au combat. Méchante priorité.

Gilles Duceppe fait la promotion de l’indépendance du Québec à l’étranger

Le
chef du Bloc Québécois  Gilles Duceppe a envoyé  1600 lettres à des
diplomates, ministres, hommes d’affaires et dirigeants syndicaux pour
leur dire qu’un nouveau référendum est inévitable avec l’élection d’un
prochain gouvernement formé par le PQ.

Ce qu’il y a de plus étonnant avec
l’affirmation de Duceppe, c’est de prétendre qu’il y aura un référendum
assez tôt, après l’élection du PQ, alors que Pauline Marois a déjà mis
l’option sur la glace, et qu’elle préfère pour le moment faire la
promotion de l’option souverainiste aux québécois.

Même pour l’ancien premier ministre du
Québec, Lucien Bouchard, il a indiqué, il y a à peine quelques mois 
que «la souveraineté n’est pas réalisable», ce qui a déclenché une
vague d’indignation de la part des souverainistes purs et durs.

Alors, on peut se demander pourquoi Gilles
Duceppe a décidé de tenir de tels propos? Est-ce dans l’espoir que
Pauline Marois pourrait éventuellement être contrainte à quitter la
chefferie du PQ, et qu’il souhaiterait devenir son successeur? Et ce
faisant, détenir un réel pouvoir contrairement à ce qu’il a
présentement à Ottawa, car il ne pourra jamais devenir PM au fédéral.

Encore plus étonnant, c’est de voir que ce
n’est pas le PQ qui tente de faire la promotion de l’indépendance à
l’étranger.

Pourquoi ne pas mettre en destitution Jean Charest?

Hier j’étais en congé, et j’ai écouté une partie de la journée la
radio et particulièrement le FM-93 qui était l’un des instigateurs de la
manifestation de dimanche dernier contre le budget Charest. C’était
incroyable d’entendre les auditeurs qui appelaient à l’émission «Liberté
d’opinion» qui se demandaient si c’était possible de destituer Jean
Charest.

Bien qu’une telle procédure existe en Colombie-Britannique, cette
procédure n’existe toujours pas au Québec. Selon les animateurs Hugo
Langlois et Claude Roy ancien député de l’ADQ dans la circonscription
de Montmagny-L’Islet  et qui est maintenant animateur de radio pour la
station de radio FM-93, lors de la dernière campagne à la chefferie de
l’ADQ, il avait proposé que l’on puisse destituer un premier ministre
comme  en Colombie-Britannique, si j’ai bien compris les propos des
animateurs.

Aux États-Unis des procédures de mise en destitution sont prévues
dans la constitution américaine, on a qu’à penser à Richard Nixon qui
avait démissionné avant que l’ensemble des parlementaires tous partis
politiques confondus ne votent pour sa destitution pour le rôle qu’il a
joué dans le Watergate au milieu des années 1970.

Alors que Bill Clinton a failli être destitué pour des raisons
partisanes, à cause qu’il avait eu une certaine liaison avec la jeune
stagiaire de la Maison Blanche  Monica Lewinski.

En Californie, l’acteur de la série de films «Terminator» Arnold
Schawtzenneger avait réussi à se faire élire gouverneur de l’État de la
Californie,  à la
suite de la destitution du gouverneur par les gens qui avaient fait
signer une pétition qui a recueilli 12% des voies exprimées lors de la
dernière élection et qui comprenait 1% des électeurs de tous les
comtés.

Quand on voit ce qui se passe ailleurs, c’est tout de même incroyable
qu’une telle procédure n’existe pas au Québec et à Ottawa, surtout
quand on considère, que dans les syndicats, une telle procédure
existe,et qu’on peut mettre en destitution certains membres de
l’exécutif s’ils agissent de mauvaise foi.

Alors qu’est-ce qu’on attend pour moderniser un peu notre régime
parlementaire québécois et  tant qu’à y être, celui du fédéral, puisque
la mesure de destitution n’existe pas également à Ottawa.

Quand la FTQ décide de s’en prendre à tout le monde

La FTQ construction fait encore la une
de l’actualité, cette fois-ci ce sont des accusations d’intimidation, de trafic
de drogues, de taxage et des placements d’employés, qui font la manchette, un
peu comme ce qui s’est passé en 2003 sur les chantiers de la
Gaspésia.

Afin de donner sa version des faits, la FTQ construction a
convoqué hier les médias à une conférence de presse, mais finalement, cette
rencontre ressemblait plus à une campagne d’intimidation de sa part, car elle a
menacé de poursuivre les médias et les commentateurs qui ont fait des reportages
négatifs sur le syndicat, et il faut croire que ça a fonctionné,
puisqu’aujourd’hui, s’il faut en croire certains animateurs de radio, l’ensemble
des journalistes et les chroniqueurs concernés sont restés plutôt silencieux
depuis la sortie de la FTQ construction.

Pour ce qui est d’une commission
d’enquête sur la collusion dans la construction, la FTQ y est toujours opposée,
parce qu’elle craint, qu’il va arriver la même chose que lors de la commission
d’enquête sur le dépassement des coûts de la Gaspésia, et qu’on refusera
d’entendre tous les témoins, ce qui pourrait avoir comme conséquence, que la
commission pourrait sortir encore une fois, un rapport qui pourrait être
dommageable pour la crédibilité du syndicat. Et c’est pourquoi, la plus grande
centrale syndicale préconise plutôt les enquêtes policières ou encore des
enquêtes de la Commission de la construction du Québec.

Mais sans vouloir
m’attaquer à l’intégrité de la Commission de la construction du Québec, je ne
peux m’empêcher de me demander si on peut faire confiance aux enquêtes de la
Commission de la construction du Québec, lorsqu’on considère que les employés de
cette commission sont eux-mêmes syndiqués avec la FTQ?

La FTQ à force de
toujours refuser des commissions d’enquêtes, et en commencant à s’en prendre aux
médias, risque plutôt de perdre encore plus sa crédibilité, et le Fonds de
solidarité de la FTQ risque d’en faire les frais, puisque comme le mentionne
Pierre-Paul Nadeau du journal Le Soleil:

«Les contribuables québécois ont beau apprécier
les alléchants crédits d’impôt, lors des campagnes REER, ils vont finir par y
penser deux fois avant de se tourner vers le Fonds FTQ s’ils craignent que
leurs épargnes ne financent que des affaires louches».
 
Pour en savoir un peu plus sur le dossier de la
Gaspésia, je vous invite à lire l’excellent texte de Pierre Morin l’auteur du
blogue Écran radar en
cliquant ici.